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JMA - Solennité de Notre Dame de Lourdes

 

 

Reposoir pour la fête de Notre-Dame-de-Lourdes

 

 

 

Solennité de Notre-Dame-de-Lourdes

 

16 février 2014

 

 

 

Le diamanche 16 février 2014, la paroisse a célébré la solennité de Notre Dame de Lourdes.

La Sainte Messe a été suivie d'une procession mariale jusqu'à l'ancienne chapelle, où nous avons chanté les litanies de Lorette et renouvelé la consécration de la paroisse à la Vierge Immaculée.

Les fidèles étaient venus nombreux assister à la fête titulaire de notre paroisse.

 


 

 

Sermon du Chanoine Bergerot

pour la solennité de Notre-Dame-de-Lourdes

 

 

 

Au nom du Père et du fils et du Saint Esprit, ainsi soit-il.


 

 

Le 11 février 1858, la très Sainte Vierge Marie apparaissait pour la première fois à une pauvre petite fille de France, Bernadette, dans la grotte de Lourdes.


Dix-huit fois, la « belle dame », comme l’a appelée la petite sainte, s’est manifestée à elle pour délivrer un message venu du ciel et adressé au monde entier.

 

 

 

Procession d'entrée

 

 



Ce message, mes biens chers frères, est toujours d’actualité. Il nous concerne tous, et je dirais particulièrement nous, paroissiens de Notre-Dame-de-Lourdes.


Nous pouvons le résumer en deux mots : prière et pénitence.


Voilà, mes biens chers frères, l’essence du message de Notre-Dame à Lourdes.


Aujourd’hui, je ne m’arrêterai que sur la première partie : la prière. Le carême approchant à grands pas, nous aurons en effet d’autres occasions prochaines de reparler de la pénitence.

 

 

 

Arrivée du célébrant à l'autel

 

 


 

Dans un monde qui commençait à entrer dans l’ère de la technique, de la science moderne, la Vierge Marie a voulu rappeler aux hommes le primat de la grâce et du surnaturel, que rien de créé ne pourrait remplacer cette union à Dieu qui nous est donnée par la prière.


« La prière est pour l'homme le premier des biens, disait Dom Guéranger : elle est sa lumière, sa nourriture, sa vie même, puisqu'elle le met en relation avec Dieu qui est lumière, nourriture et vie… »

 

 

 

L'autel préparé pour la fête de Notre-Dame-de-Lourdes



Il est donc urgent, pour nous, chrétiens, de retrouver le vrai sens de la prière. D’être des hommes et des femmes de prière.


C’est en effet une question de vie ou de mort, car la prière est la respiration de notre âme. Sans prière, elle d’étouffe, elle s’asphyxie et elle meurt.

 

 

 

Prières au bas de l'autel

 



Qu’est-ce donc que la prière ?


Pour répondre à cette question vitale pour chacun d’entre nous, tournons-nous vers sainte Thérèse de l’Enfant-Jésus : « Pour moi, nous dit-elle, la prière, c’est un élan du cœur, c’est un simple regard jeté vers le ciel, c’est un cri de reconnaissance et d’amour au sein de l’épreuve, comme au sein de la joie. »

 

 

 

Imposition de l'encens

 



Comme les disciples, nous avons peut-être parfois l’impression que nous ne savons pas prier. « Maitre, apprenez-nous à prier ! », suppliaient-ils Jésus.


Il est vrai que prier demande un effort. Il nous faut nous élever, nous détacher de tout ce qui nous retient au sol. Il faut nous dégager de nos soucis quotidiens, de nos tâches matérielles, et cela, il est vrai, n’est pas toujours facile.


 

La prière est donc une élévation de notre âme vers Dieu, par lequel nous reconnaissons le souverain domaine de Dieu sur nous. C’est donc un acte d’adoration. Dieu est tout, je ne suis rien, je me réjouis de cette vérité et je me jette en lui.

 

 

 

Encensement de la Croix par le célébrant

 



C’est aussi un acte de remerciement, d’action de grâces. Ce que je suis, c’est par la grâce de Dieu que je le suis. C’est de Lui que je tiens tout bien.


La prière est aussi demande. A la lumière divine, je me découvre tel que je suis, faible et changeant. C’est donc en lui que je mets ma confiance et que je cherche mon secours, afin de faire le bien et d’éviter le mal.


Enfin, ma prière doit se faire demande de pardon. Car en entrant en relation avec Dieu, en m’approchant de la lumière, je découvre de plus en plus les ombres de ma vie, je me reconnais pécheur.

 

 

 

Encensement de l'autel



 

Certainement, à la grotte de Lourdes, la prière de Bernadette rassemblait toutes ces choses. Le premier jour de l’apparition, elle raconte que, sans savoir encore l’identité de cette belle dame, elle se saisit comme par instinct de son chapelet et qu’elle se mit à le réciter. La Vierge Marie lui souriait, mais elle se taisait. Elle se joignait seulement à elle pour la doxologie, le Gloire au Père, comme pour signifier que tout revenait à Dieu.


Et en effet, comme l’Eglise l’enseigne, honorer la Vierge Marie, revient à louer Dieu, son créateur. Admirer une œuvre d’art, c’est honorer l’artiste qui l’a conçue.

 

 

 

Encensement du célébrant

 



 

Toute notre vie, mes biens chers frères, doit être une prière : « Priez sans cesse », nous dit saint Paul.


En effet, le chrétien doit tendre à avoir l’âme élevée en Dieu d’une manière constante, et non pas seulement à certains moments privilégiés de notre journée, qui sont pourtant nécessaires. Quoi que nous fassions, notre âme peut demeurer ancrée en Dieu, que ce soit au milieu de notre travail, de nos loisirs, ou de nos occupations diverses et variées.

 

 

 

Intonation du Gloria


 


C’est dans ce sens que le Bienheureux Pape Jean-Paul II disait : «On ne devra jamais oublier que la prière est une partie constitutive de la vie chrétienne... Elle n’est pas du tout une évasion des tâches de la vie quotidienne, mais elle constitue l’impulsion qui porte plus fortement l’homme à assumer ses responsabilités... et à s’en acquitter pleinement.»


Celui qui prie ne vit donc pas dans une bulle, comme un lâche, au contraire, il vit pleinement sa vie, en acceptant généreusement et pleinement les croix quotidiennes que Dieu lui demande de porter.


 

La prière chrétienne, mes biens chers frères, trouve son apothéose dans la liturgie, où Dieu se rend réellement présent. La liturgie est théophanie de Dieu, pour reprendre les mots récents du Pape François, c’est-à-dire manifestation de Dieu. La liturgie de l’Eglise doit être la source de notre prière personnelle.

 

 

 

Vue de l'assistance

 



La Vierge au chapelet de Lourdes rejoint ce que nous disons-là : « Allez dire aux prêtres de construire ici une église. » Oui, la Vierge veut en cet endroit un lieu liturgique, un lieu de culte, sacré, un lieu consacré à la prière de l’Eglise, épouse du Christ, où l’on dise des messes, où l’on fasse des processions et où les chrétiens viennent en nombre pour rendre à Dieu un culte public.

 

 

 

Encensement du célébrant après le chant de l'Evangile

 

 



La Vierge vient combattre ici la paresse, qui est peut-être notre paresse. Elle vient contredire les chrétiens tièdes qui restent assis le dimanche une fois sur deux, en se disant qu’ils peuvent bien prier à la maison.


Le Saint Père disait encore tout récemment : « il faut demander aujourd’hui au Seigneur de nous donner à tous ce sens du sacré, ce sens qui nous fasse comprendre qu’une chose est de prier à la maison, de réciter le chapelet, de dire beaucoup de belles prières, de faire le chemin de croix, de lire la Bible, et qu’une autre chose est la célébration eucharistique. Dans la célébration, nous entrons dans le mystère de Dieu, dans cette voie que nous ne pouvons pas contrôler. Lui seul est l’unique, lui est la gloire, lui est le pouvoir. Demandons cette grâce : que le Seigneur nous apprenne à entrer dans le mystère de Dieu. »

 

 

 

Domine non sum dignus...


 


« La liturgie, c’est vraiment entrer dans le mystère de Dieu, continue le Pape François, se laisser porter au mystère et être dans le mystère. C’est la nuée de Dieu qui nous enveloppe tous ».

 

 

 

 

Bénédiction finale

 



Remercions aujourd’hui le Bon Dieu, mes biens chers frères, d’avoir la grâce de pouvoir bénéficier de cette liturgie antique qui nous plonge vraiment dans le mystère de Dieu, qui est vraiment nuée de Dieu, qui est, comme le disent les chrétiens d’Orient, le Ciel sur la terre.


Demandons donc à la Vierge de Lourdes de nous faire entrer dans cette nuée, comme elle fit entrer la petite Bernadette dans le mystère de sa présence.


La Sainte Vierge demanda à Bernadette de venir la voir dans la grotte. Elle l’invita à venir prier. Chaque dimanche, le Bon Dieu nous invite nous aussi à venir Le contempler à la messe, il nous invite à nous unir à Lui par la prière.

 

 

 

Procession mariale après la Messe

 



Le quatrième jour des apparitions, la jeune enfant entendait les voix des démons qui lui disaient de se sauver, de ne pas y aller. Cette voix, vous l’entendez sans doute aussi vous-mêmes le dimanche matin, à l’heure de vous rendre à l’église. C’est la voix du diable qui veut vous dissuader de ne pas aller à la messe, qui veut vous empêcher de rendre à Dieu le culte qui lui est dû.


 

 

 

Les enfants de choeur portent la Sainte Vierge

 

 


Prenons donc aujourd’hui, mes biens chers frères,  l’engagement de toujours obéir à ce commandement de Dieu de sanctifier son jour. Prenons la résolution de ne plus jamais manquer la messe du dimanche, de faire de ce jour un jour de prière qui irradie notre semaine.

 

 

 

 

Arrivée au reposoir


 


Alors, comme sainte Bernadette, nous entendrons nous aussi sans doute la  douce voix de Notre Dame, et nous pourrons dire à sa suite : Elle m’a invité à venir, je suis venue. Et « Elle m’a remercié d’être venue. »

 


Ainsi soit-il.

 

 

 

 

Renouvellement de la consécration de la paroisse à l'immaculée Conception

 

 

 

 

Vue des fidèles s'unissant à la prière du prêtre

 

 

 

 

Chant des Litanies de la Sainte Vierge

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Le célébrant et les servants de messes s'en retourent à la sacristie

 

 

 

 

Fin de la cérémonie

 

 

 

 

Dans l'après-midi, le Chanoine Bergerot baptise à domicile une petite fille handicapée, fruit d'un apostolat de proximité dans les quartiers défavorisés entourant la paroisse:


 

 

Première interrogations

 

 

 

Baptême de Marie-Iris

 

 

 

Ego te baptizo, in nomine Patris, et Filii, et Spiritus Sancti.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Marie-Iris dans les bras de sa maman, entoruée de sa marraine, Alphonsine Ruth,

et de son parrain, le Chanoine Bergerot

 

 

 

 

Le Chanoine bergerot remplit le livret de baptême de Marie-Iris