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JMA - Purification de la Très Sainte Vierge Marie

 

 

Procession d'entrée à la Grand'Messe

 

 

 

 

Sermon pour la fête de la Purification

de la Très Sainte Vierge Marie

 

Dimanche 2 février 2014

 

 

 

 

Le dimanche 2 février, la paroisse a solennisé la fête de la Présentation de l'Enfant-Jésus au Temple et de la Purification de la Très Sainte Vierge Marie.

 

Au cours de son sermon, le Chanoine Bergerot a rappelé aux fidèles, après la bénédiction et la distribution des cierges de la Chandeleur, l'importance des recours aux sacramentaux dans notre vie chrétienne.

 

 

 

 

 

SERMON

 

 


Au nom du Père et du Fils et du Saint Esprit. Ainsi soit-il.

 

 


 

Vous étiez peut-être en pleine réunion de famille, vous étiez peut-être bien confortablement installé dans votre fauteuil en train de suivre le match de l’année, vous étiez peut-être en train de réviser vos cours de catéchisme pour préparer l’interrogation… et crac ! Sans prévenir, la coupure ! L’obscurité totale.

 

 

 


Bénédiction des cierges de la Chandeleur avant la Messe

 

 


Qui n’a pas fait parmi nous, mes biens chers frères, la pénible expérience de la coupure ?

 


Qui n’a pas déjà souffert du manque de lumière ?

 


Vous vous êtes alors retrouvé tout à coup solitaire, face à vous-même, privé de repères et de sécurité.

 


C’est alors qu’une petite flamme s’est mise à briller dans votre cœur : l’espérance. L’espérance que le courant revienne, que la lumière vous délivre de l’angoisse, et que tout redevienne comme avant.

 

 

 

 

Distribution des cierges aux fidèles

 


 

Cette expérience désagréable, mes biens chers frères, a été celle de l’humanité avant la venue de Notre Seigneur.



Dieu avait dit à l’aube de la création du monde : « Que la lumière soit, et la lumière fut. »

 

 

 

Procession de la Chandeleur à Notre-Dame-de-Lourdes


 

 


Cette lumière matérielle n’avait cependant aucune mesure avec la lumière qui inondait le cœur d’Adam et Eve, lumière de joie, lumière de paix, lumière de communion avec le Créateur de toutes choses, infiniment bon et infiniment aimable. « Et Dieu vit que cela était bon. »


 

Mais nous savons bien que cela ne dura pas. Nos premiers parents, en effet, séduits par le serpent infernal, désobéirent au Bon Dieu. Ils coupèrent volontairement ce lien intime qui les rattachait à Lui.

 


Par le péché, la lumière fut coupée, radicalement. Le monde fut plongé dans les ténèbres.

 


Adam et Eve connurent alors l’angoisse, la souffrance, la révolte de leurs passions, la mort même, et toute leur descendance avec eux. Plus rien n’était comme avant.

 

 

 

Asperges me

 


 


Dieu leur promit cependant, au lendemain même de la chute, un Sauveur : « Et je mettrai des inimitiés entre toi et la femme, dit-il au serpent, entre ton lignage et le sien; elle te broiera la tête, et tu essaieras de la mordre au talon. » (Gn, 3, 15)


 

Dans ce passage de la Genèse, que l’on appelle le Protévangile, l’Eglise, seule interprète authentique de la Sainte Ecriture, y voit la première promesse du Sauveur.

 


Alors, au milieu de l’obscurité du péché, l’espérance prit naissance et l’attente de la lumière commença.

 

 

 

Aspersion des fidèles

 


 

 

Nos coupures de courant ne durent souvent pas bien longtemps. Elles sont pénibles, c’est vrai, mais relativement brèves.

 


Rien de comparable avec la coupure qu’ont connu nos pères, qui a duré des siècles et des siècles. Imaginons combien fut longue et pénible cette attente du Sauveur, et essayons donc d’imaginer la joie véritable qui envahit le cœur de Siméon et de la prophétesse Anne, en ce jour dont nous faisons mémoire.

 


Toute leur vie, ils avaient vécu dans la pénombre. Et voici qu’au milieu d’un humble équipage, composé de la Vierge Marie, de Saint Joseph et de l’Enfant-Jésus, ils reconnaissent celui qu’ils espéraient de toute leur âme : le Sauveur.

 


Et ils ne s’y trompent pas. C’est par le nom de Lumière qu’ils le saluent : « Lumière révélée aux nations, et gloire du peuple d’Israël. »

 


Pour nous, mes biens chers frères, qui vivons  après la venue de Jésus, malgré les difficultés de notre vie, les épreuves, les maladies, les angoisses, les persécutions, reconnaissons qu’il n’y a rien de comparable avec le désarroi qu’ont pu connaitre nos pères de l’Ancien Testament.

 

 

 

Prières au bas de l'autel


 


Jésus est venu. Dieu s’est fait homme. Il a rendu toutes choses nouvelles. Il a connu nos peines, il s’est fait semblable à nous en toutes choses, hormis le péché. Il nous a envoyé le Consolateur.


 

Depuis ce jour, en effet, les hommes vivent sous une économie nouvelle : l’ère de l’Incarnation.

Il est vrai que nous vivons encore dans l’attente, mais il s’agit de l’attente d’un retour, du retour glorieux et triomphal du Christ. Il s’agit de l’attente de la victoire finale qui est déjà acquise, car le Prince de ce monde a déjà été vaincu, par la mort et la résurrection de Notre Seigneur.

 

 

 

Oblats, au moment de l'encensement de l'autel

 

 

 

 


Le Christ est venu, mais l’Incarnation du Christ continue.

 


Elle a été dans le temps, de la crèche à la croix, mais elle perdure dans la véritable Eglise, particulièrement à travers les sacrements.

 


« L’Eglise, c’est Jésus-Christ répandu et communiqué. » L’Eglise, c’est le corps mystique du Christ. L’Eglise, c’est le Christ, c’est la lumière des nations qui continue l’œuvre sanctificatrice et salvatrice de Jésus.

 

 

Cette lumière brille dorénavant pour tous les hommes, sur tous les continents. En envoyant ses disciples baptiser à travers le monde, c’est la lumière que Jésus a commandée de répandre : « Je suis venu allumer un feu sur la terre », déclare-t-il en saint Luc.

 

 

 

Elévation

 


 


Le feu allumé par Notre-Seigneur éclaire et réchauffe, il dissipe de l’erreur et libère des peurs et de l’esclavage.

 


Ce feu se propage par les sacrements, que beaucoup d’entre vous se préparent à recevoir.

 

 

 

Elévation du Précieux Sang


 


Il se propage aussi par les sacramentaux qui disposent nos âmes à recevoir les grâces de Dieu. Et c’est sur ces réalités que je voudrais m’arrêter quelques instants pour terminer.

 


Vous avez appris au catéchisme que les sacrements sont des signes sensibles, que Notre Seigneur a institué durant sa vie, pour produire ou augmenter la grâce en nos âmes.

 


Les sacramentaux se rapportent aux sacrements comme un accessoire se rapporte à l’objet principal.

 


Qu’est-ce que c’est exactement ? Nous avons dit que nous étions dans l’économie de l’Incarnation. Les sacrements sont comme les membres de Christ, par lesquels Jésus continue de nous toucher et de nous guérir, comme il le faisait il y a deux mille ans.

 

 

 

La chorale Saint Benoit


 


Pour bien comprendre les sacramentaux, nous pourrions dire que si les sacrements sont les membres du Christ, les sacramentaux en son comme le vêtement. Ça n’est pas Jésus lui-même, mais c’est quelque chose de lui. « Si seulement je touche la frange de son manteau, disait l’hémorroïsse de l’évangile, alors je serai sauvée. »

 


Les sacramentaux, ce sont les pratiques et les cérémonies instituées par l’Eglise, qui, sans produire directement la grâce, contrairement aux sacrements, y prédisposent les âmes, soit en provoquant la contrition des péchés (et même en effaçant les péchés véniels), soit en augmentant notre désir de la vertu.

 

 

 

 

Ecce Agnus Dei

 

 

 


Par ces quelques paroles, mes biens chers frères, je voudrais vous encourager à utiliser ces trésors de l’Eglise, dont vous usez sans savoir peut-être trop ce qu’ils sont vraiment, et à les utiliser avec foi, car on obtient de Dieu autant qu’on en espère, comme disait la petite Thérèse.

 


Les sacramentaux, c’est l’eau bénite par exemple: c’est d’ailleurs une des raisons qui doit vous encourager à arriver à l’heure à la messe - et vous savez bien que je ne dis pas cela par hasard - pour ne pas rater l’aspersion. A l’aspersion, c’est Jésus qui passe, vous pouvez alors toucher la frange de son manteau...!

 

Les sacramentaux, ce sont encore les médailles, les bénédictions variées, comme celle des repas, des maisons, des voitures ; ce sont encore les consécrations, les processions, le son des cloches de l’église… et même la soutane !

 

 

 

Bénédiction finale


 


Les sacramentaux sont d’une grande aide pour christianiser notre vie quotidienne, notre vie de tous les jours.

 


Aujourd’hui, vous repartirez tous avec un cierge béni, le cierge de la Chandeleur. Il vous sera une arme efficace contre les puissances du mal. Gardez le précieusement et n’hésitez pas à l’allumer afin qu’il répande sous vos toits sa lumière protectrice et pacifiante lors des tentations.

 

 

 

 

Procession de sortie


 


Nous ne le savons que trop bien, mes biens chers frères, le diable a lui aussi ses sacrements et ses sacramentaux. Ce sont les crimes rituels, les fétiches, les pactes avec les esprits, les cithares, les objets envoûtés… et vous le savez comme moi, ces choses ont leur efficacité.

 


Mais Dieu est plus fort.

 


Ne craignez pas petit troupeau, Jésus est avec vous jusqu’à la fin du monde !

 

 

 

Bénédiction des servants de Messe


 


N’acceptez pas de vivre dans la crainte de ces choses ; n'acceptez pas non plus de vivre au milieu de ces choses.

 


Mettez-vous sous la protection de la Vierge Marie, de celle qui lui écrasera la tête, qui lui broiera la tête.

 

Acceptez les armes de lumière que l’Eglise vous donne,  combattez le bon combat, achevez votre course, gardez la foi !

 


Ainsi soit-il !

 

 

 

 

 

 

Quelques photos de la sortie de Messe :

 

 

 

Appel des enfants du catéchisme à la sortie de la Messe

 

 

 

 

La procure de la paroisse

 

 

 

 

Les enfants du catéchisme devant le panneau d'affichage de la paroisse

 

 

 

 

Pierre Willy et Ignace

 

 

 

 

Quelques jeunes de la chorale

 

 

 

 

Vente de gâteaux organisée par Lynx, notre apprenti pâtissier

 

 

 

 

Gabriel, du service d'ordre

 

 

 

 

Ambiance fraternelle à la sortie de la Messe

 

 

 

 

Recollection du 1er diamnche du mois, pour les membres du Groupe Cor Jesu

 

 

 

 


Le Chanoine Bergerot donne un enseignement sur la perfection chrétienne : "Dieu vomit les tièdes" !