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JMA - Premières communions

 

 

Premières communions,

en la fête du Sacré-Coeur de Jésus

 

Le dimanche 6 juin 2013

 

 

 

 

 

 

Au nom du Père et du Fils et du Saint Esprit. Ainsi soit-il.

 

 

 

Mes bien chers frères,

Et tout particulièrement, chers premiers communiants,


 

Vous allez recevoir, dans quelques instants, pour la première fois de votre vie, le pain descendu du ciel, le pain des anges.

 

 

 

Les communiantes ont mis leur plus belle tenue



Vous le savez, pour l’avoir suffisamment appris et répété au catéchisme, ça n’est pas du pain tout court. Ce pain divin, c’est en réalité le corps, le sang, l’âme et la divinité de Notre Seigneur. En un mot, c’est Jésus.


« Sans comprendre et sans voir, la foi vive l’atteste, malgré les lois naturelles », avons-nous chanté dimanche dernier lors de la Fête Dieu: Ecce panis angelorum. « Voici le pain des Anges ».

 

 

 

Les jeunes garçons qui s'apprêtent à faire leur première communion



Cette année, la Providence a voulu que les premières communions soient données le jour de la solennité du Sacré-Cœur, et c’est une bonne chose, car en réalité, c’est le cœur du Cœur de Jésus que vous allez  recevoir aujourd’hui.


En effet, si la foi nous enseigne que Jésus est contenu tout entier dans chaque hostie, dans chaque parcelle d’hostie même, nous pouvons dire qu’il nous donne tout particulièrement ce qu’il a de plus précieux, c’est à dire son Cœur, principe de tout bien et source intarissable de son amour.

 

 

 

Encensement de l'autel

 


C’est donc le Cœur de Jésus, le Cœur de Dieu que vous vous apprêtez à recevoir dans quelques instants.


C’est un grand honneur, une grande grâce, mais aussi une grande responsabilité que de recevoir le Bon Dieu lui-même dans son cœur. Y en aurait-il de plus grande ?

 

 

 

Vue des premiers communiants

 


Pour bien nous préparer à cet instant sacré, nous avons imaginé, souvenez-vous, que notre âme est comme une petite maison qui s’apprête à recevoir un bien grand personnage.


Depuis le jour où vous avez été appelé par le curé, les préparatifs sont donc allés bon train. Il vous a fallu nettoyer cette maison que le monde, le diable et votre propre misère avait parfois transformée en  taudis.


C’est ainsi que vous vous êtes confessés au pied du divin crucifié et que votre âme a été lavée par le Sang de Jésus, qu’elle a été purifiée, rendue aussi belle et aussi sainte qu’au jour de votre baptême. Et cela est déjà un bien grand miracle…

 

 

 

Avant le chant de la Préface

 


Cette maison, il vous a fallu aussi la décorer, la rendre plus accueillante et agréable. Vous avez donc redoublé d’efforts pour orner votre âme de bonnes actions, d’actions vertueuses qui plaisent à Dieu. Vous avez prié et témoigné de votre amour pour Dieu avec plus d’insistance, vous avez offert des sacrifices.


Tout cela, chers amis, vous l’avez fait pour l’amour de Jésus et par amour, mais aussi avec gravité, avec la gravité que demande, qu’exige même, l’acte que vous vous apprêtez à accomplir :

 

« Que chacun s’examine donc soi-même, s’exclame saint Paul, et qu’il mange ainsi de ce pain et boive à cette coupe. Quiconque boit et mange indignement, sans discerner le corps du Seigneur, mange et boit sa propre condamnation. » (1Co, 11)

 

 

 

Canon

 


Paroles terribles, mes bien chers frères, qui doivent résonner dans chacune de nos consciences ! Cela est vrai pour vous, chers premiers communiants, mais aussi pour nous autres, qui communions peut-être trop souvent par habitude et avec négligence.

 

Le bon chrétien doit préparer sa communion. La maison de notre âme ne sera jamais assez propre, jamais assez pure, jamais assez belle, pour accueillir le Bon Dieu.


Rien n’est trop beau pour le Bon Dieu, disait le saint Curé d’Ars. Il parlait des ornements de la messe, de la sainte liturgie, mais combien cela est vrai pour nos âmes crées à l’image de Dieu !


De toute évidence, nous ne serons donc jamais assez prêts pour recevoir Jésus chez nous : Domine non sum dignus ! « Seigneur je ne suis pas digne de vous recevoir », répétons-nous à la suite du centurion de l’Evangile.

 

 

 

 


Nous ne serons en effet jamais assez prêts : il nous faut donc avoir l’humilité de recevoir Jésus dans notre pauvreté.


L’histoire nous prouve que Jésus se contente de peu : regardez-le à la crèche, entre le bœuf et l’âne, reposant sur la paille, dans une simple mangeoire. Mais en vérité, rien de plus beau et de plus doux que cette scène, où le Cœur infiniment riche de Dieu se fait pauvre avec les pauvres.


Mais pauvreté n’est pas synonyme de saleté ! Notre âme peut être bien pauvre, et elle l’est réellement, mais elle n’a pas le droit d’être sale.

 

 

 


 

Alors mes bien chers frères, tournons-nous vers celle qui a préparé la première demeure du Fils de Dieu sur cette terre, Notre Dame, et demandons-lui de faire en nos âmes les ultimes préparatifs afin de bien y recevoir Jésus.


Quelles doivent donc être nos dispositions ultimes ? La vie de la Très Sainte Vierge Marie nous donne les réponses, que ce soit à l’heure de la crèche comme à l’heure de la Croix.

 

 

 


 

Elle nous enseigne tout d’abord à avoir une foi ferme.


A la crèche, Marie adore, seule avec saint Joseph, le Verbe Incarné de Dieu, né dans une mangeoire. A la croix, Marie est seule, avec quelques femmes et saint Jean, au milieu des rires et des quolibets des bourreaux et des méchants.


Dans les deux cas, avec les yeux de la foi, Marie reconnait le Fils unique de Dieu, le Roi des rois, et elle croit. Elle voit un bambin et croit qu’il est Dieu ; elle voit un condamné à mort, qui ressemble plus à un ver qu’à un homme, et elle croit qu’il est Dieu.


Dans les deux cas les apparences sont si peu divines…

 

 

 

 

Communion des fidèles

 


Ô Mère fidèle, fortifiez notre foi en la présence réelle de Jésus dans l’Eucharistie, sous les pauvres apparences du pain et du vin !


La deuxième disposition que nous montre Marie est l’humilité.


A la crèche comme à la croix, Marie, ni ne s’émeut, ni se révolte. Elle renouvelle son fiat, son oui, sa volonté d’accepter tout de la main de Dieu. Elle sait qu’elle n’est rien et que Dieu est tout, et que Dieu s’est penché sur la bassesse de sa servante.


Demandons-lui de mettre ce terreau dans notre âme, afin que Jésus, qui est l’arbre de Vie, puisse y prendre racine et rester toujours dans notre cœur.

 

 

 

 


Enfin, dans ces deux épisodes de la vie de Notre Seigneur, Marie fait preuve d’un grand amour : elle se donne toute entière à Dieu, elle accepte de rentrer pleinement dans le plan salvifique de Dieu.


Dans la Sainte Eucharistie, Jésus se donne tout à nous. Il se donne. C’est pour cela qu’on ne prend pas la communion, mais qu’on la reçoit, comme on reçoit un cadeau, qui plus est quand il s’agit d’un don du Ciel, immérité.


Jésus se donne tout à nous, sans réserve, jusqu’à se consumer d’amour pour nous, car son amour est infini.

 

Mais Jésus a soif de notre amour. L’amour est don réciproque, d’où la nécessité de répondre à cet amour de Dieu par notre amour : « Jésus, je me donne à vous comme vous donnez tout à moi. »

 

Voilà les sentiments que nous devons demander à Marie, afin qu’elle les grave en lettres d’or dans notre cœur : Jésus, je me donne tout à vous, comme vous donnez tout à moi.


 

Une grande foi, une humilité véritable et non feinte, et un grand amour : voilà ce qu’il nous faut demander à Notre Dame, afin de recevoir Jésus dans de saintes dispositions.


Chers amis, Jésus nous donne son cœur, donnons-lui donc le nôtre !

 

 

 

Photo souvenir avec quelques-uns des premiers communiiants

 


Que le Cœur de Jésus, que la Sainte Hostie, soient nos trésors sur la terre : là où est ton trésor, là aussi sera ton cœur.


C’est ainsi que nourris du pain céleste, nous pourrons continuer notre pèlerinage sur la terre, à la suite de tant de saints qui nous ont précédés au ciel, et où ils nous attendent dans la gloire, après avoir combattu le bon combat.


Mais c’est assez parlé. Je sens votre impatience à accueillir votre Seigneur et votre Dieu, le Dieu de votre âme et de votre cœur.


Caritas Christi urget nos, s’exclamait saint Paul. Oui, mes biens chers frères, la Charité du Christ vous presse.


Alors allez, sortez à la rencontre de l’Epoux, courrez et ne vous retournez pas, jetez-vous sans réserve dans l’abîme de son amour.


« La charité ne passera jamais. »

 

 

Ainsi soit-il !

 

 

 

 

 

A l'issue de la Messe, le groupe Cor Jesu offre une petite collation aux paroissiens :

 

 

 

 

 

 

 

 

Le Chanoine Bergerot avec le groupe Cor Jesu